- Formation
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- PUI Nantes Université
Projets de recherche de la Chaire "Ouverture sociale dans l'enseignement supérieur"
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Du 01 septembre 2024 au 01 septembre 2030false false
Dans le cadre de la feuille de route "Ouverture sociale" de Nantes Université et plus globalement du projet OUVERTURE (2024-2030) financé par l'Agence nationale pour la recherche dans le cadre du PIA4.
Recherche post-doctorale ETUTRANSP : Les modes de transport des étudiants : usages et effets sur les parcours d'étude à l'université
- Coordination au CENS : Tristan Poullaouec
- Financeur : Nantes Université
- Durée du post-doctorat : 1er septembre 2026 - 1er septembre 2028
Résumé du projet :
Le projet EUTRANSP a pour objectif de conduire une enquête par questionnaire en février auprès des étudiants inscrits à l’université de Nantes pour comprendre plusieurs choses. D’abord, de façon rétrospective mais aussi de façon prospective, les étudiants seraient interrogés sur leurs choix d’études pour saisir en quoi ils sont influencés par leurs anticipations des contraintes de la vie étudiante, et en particulier les moyens de transport et leurs coûts. On devine bien ici à quel point les modes de transport peuvent peser dans la balance pour les lycéens et leurs familles, par exemple quand ils sont issus de villes moyennes à égales distances des grandes villes universitaires. Trouver un nouveau logement proche du lieu d’étude s’impose-t-il, et si oui à quel prix ? La décohabitation n’est-elle pas un luxe pour beaucoup, quand le rythme des études, les transports en commun ou la voiture rendent envisageables des mobilités pendulaires, auxquelles les parents sont déjà souvent habitués ?
Le questionnaire permettrait ensuite de documenter le recours et le non recours aux aides publiques concernant les modes de transport : abonnements de train « élèves, étudiants et apprentis », cartes avantages de la SNCF, tarifs réduits des transports en commun localisés, prêts à taux zéro pour financer le permis de conduire, aides au covoiturage, aides à l’achat d’un vélo… Ces questions s’intégreraient dans un module budgétaire permettant d’évaluer le coût des déplacements quotidiens ou mensuels liés aux études. La documentation des usages des moyens de transport pourrait s’inspirer, à des fins de comparaison, des enquêtes Ménages Déplacements du CEREMA, dont la taille des échantillons ne permet généralement pas d’isoler les populations étudiantes. On pourrait également prendre appui sur les enquêtes des Observatoires de la vie étudiante dans des universités voisines (Rennes, notamment).
Dans un dernier temps, le questionnaire pourrait interroger l’emploi du temps des étudiants, à la fois pour évaluer les temps de trajet, mais aussi pour étudier sur quelles activités les transports peuvent le cas échéant empiéter (temps d’études, temps de loisirs, temps de travail salarié, fatigue, stress…). On sait la difficulté pour les étudiants des universités à s’auto-discipliner, à trouver des cadres collectifs favorisant la mise au travail, la concentration et l’entraide. L’hypothèse est ici qu’un certain nombre d’étudiants pourraient être géographiquement exclus de ces dispositifs informels organisés à l’échelle de la formation, du fait de leurs modes de transport. À l’inverse, il n’est pas non plus complètement exclu qu’une communauté d’éloignement puisse donner lieu à des rapprochements entre étudiants éloignés des lieux d’études, s’organisant à distance pour le partage du travail studieux.
Le questionnaire décrira également les pratiques studieuses contraintes par les filières universitaires sous l’angle des transports avec des questions de type scénario : « Un cours est déplacé, ce qui risque de compliquer vos trajets, comment vous organisez-vous ? », « Un stage de terrain d’une semaine est organisé à 50 kilomètres de votre lieu d’études, savez-vous avec qui vous pourriez covoiturer ? », « Le master qui vous intéresse le plus est à plus de 500 kilomètres, à quelles conditions économiques faites-vous une candidature ? », etc. Dans le respect du RGPD et avec l’accord des intéressés et des établissements, les réponses à ce questionnaire seraient idéalement appariées aux données administratives, notamment pour objectiver les résultats des études universitaires. Enfin, en complément de ce questionnaire adressé à tous les inscrits de Nantes Université, une douzaine d’entretiens approfondis semi-directifs pourrait être menés avec des étudiants volontaires de différents campus.
Recherche post-doctorale PRISME II : Programme de recherche sur les images sociales et mentales de l’enseignement supérieur
- Coordination au CENS : Sophie Orange
- Coordination extérieure : Claire Lemêtre, Université Paris 8 (CIRCEFT-ESCOL)
- Financeur : Nantes Université
- Durée du post-doctorat : 1er septembre 2026 - 1er septembre 2027
Résumé du projet :
L’objectif de cette recherche est de reproduire le dispositif d’enquête déployé en 2014 afin de mesurer, dix ans plus tard, l’évolution des perceptions et des projections dans l’enseignement supérieur des élèves de terminale. Il s’agit notamment de chercher à mettre en évidence les logiques qu’ils mettent en œuvre pour se repérer dans l’espace institutionnel mais aussi géographique des formations et de saisir la façon dont ils hiérarchisent et pondèrent leurs préférences. Plus largement, il s’agit de comprendre quelles filières font partie de leur espace des possibles et lesquelles n’en font pas partie, en fonction de leurs caractéristiques scolaires et sociales. Ce faisant, on se donne les moyens de faire émerger des leviers pour contrer les freins ou les biais repérés dans la construction des parcours, et d’élargir leurs pensables en termes de poursuite d’études.
Méthodologie et calendrier de l’enquête : Cette recherche repose sur une enquête quantitative qui sera réalisée à l’automne 2026 auprès d’un échantillon de 5000 élèves de Terminales générales, technologiques et professionnelles de la région Pays de la Loire (soit environ 1/7e des effectifs). Les établissements concernés seront choisis de manière à constituer un échantillon représentatif des élèves de terminale en prenant soin de faire varier : les types d’établissements (général, général et technologique, professionnel, polyvalent, agricole), le secteur (public/privé), les départements et la localisation des établissements (urbain, périurbain, rural). Le questionnaire proposé, qui sera finalisé en septembre 2026, reprendra pour partie des questions posées lors de l’enquête 2014, afin de pouvoir établir des comparaisons sur l’évolution des représentations. Des prolongements qualitatifs, appuyés sur la réalisation d’entretien approfondis, pourront être envisagés.
Enjeux généraux de la recherche :
- Mieux comprendre les logiques d’orientation des lycéen·nes et ainsi permettre de mieux les aider dans leurs démarches
- Améliorer la connaissance des filières et des formations de l’enseignement supérieur et faciliter la transition du secondaire au supérieur, et ainsi participer à la démocratisation scolaire et l’ouverture sociale
- Proposer un état des lieux des représentations de l’enseignement supérieur et des façons de s’y projeter sur l’ensemble du territoire des Pays de la Loire, pour en faire apparaître les différences et les singularités
Recherche doctorale : Transformations de l’offre d’enseignement supérieur locale et engagement différencié des familles face à l’orientation post-bac
- Coordination au CENS : Sophie Orange, professeure à l'UFR de sociologie, et Ludivine Balland, maîtresse de conférences à l'INSPE
- Doctorante : Naël Le Borgne
- Durée du doctorat : novembre 2025-novembre 2029
Résumé du projet :
L’enjeu de cette thèse est d’étudier conjointement les transformations de l’offre d’enseignement supérieur privé à une échelle locale (à travers le cas de la région des Pays de la Loire) et les modalités différenciées de réception de cette offre chez les familles d’élèves candidats à la poursuite d’études. En analysant ensemble les ressorts de l’offre et de la demande, il s’agit de comprendre tout à la fois la forte augmentation des établissements privés et de leurs filières au cours des dernières décennies, mais aussi les logiques de placement qui sont les leurs dans un espace académique de plus en plus concurrentiel, et les effets de cette segmentation de l’offre sur les représentations et pratiques des familles.
1) Un premier enjeu de cette thèse est de comprendre la constitution de l’espace de l’enseignement supérieur privé ligérien, en rendant compte des dynamiques de son évolution et de sa diversification. L’émergence et la forte croissance du secteur privé seront au centre de l’analyse.
2) Un second enjeu de cette thèse est d’étudier les logiques de différenciation des écoles et les ressorts de leurs rhétoriques de recrutement. Comment cherchent-elles à se distinguer les unes des autres, voire plus largement des formations ou établissements plus traditionnels ? Quelle(s) figure(s) de l’étudiant prône-t-elle ? Quelles normes valorisent-elles ? Quelles logiques de parcours encouragent-elles ?
3) Un troisième enjeu de cette thèse sera donc de comprendre les logiques d’orientation qui se trouvent en affinité avec cette offre scolaire privée. Quels sont les profils des familles qui privilégient ce type de formations ? Quels sont les principes qui guident leurs choix et leur font préférer le secteur privé au secteur public ?
Recherche doctorale : Quand l’université vient aux étudiants : parcours et rapport aux études des étudiants des antennes universitaires
- Coordination au CENS : Géraud Lafarge, professeur à l'UFR de sociologie et Mary David, maîtresse de conférences à l'INSPE
- Doctorante : Louise Cottet
- Durée du doctorat : février 2026 - février 2030
Résumé du projet :
Le travail de thèse que Louise a entrepris en février dernier s’inscrit dans la continuité de son mémoire de recherche et prolonge ses intérêts. S’inscrivant dans la chaire Ouverture Sociale, sa thèse porte sur les antennes universitaires et les sites délocalisés de Nantes Université. Elle s’interroge sur le rôle que ces sites peuvent jouer dans la démocratisation de l’enseignement supérieur en rapprochant des formations de publics éloignés et en contribuant à réduire certaines disparités sociales et territoriales. Pour répondre à cette question, elle s’intéresse aux étudiant·es qui fréquentent ces sites et à leurs spécificités. Elle questionne, par exemple, leurs réalités socio-économiques, leur parcours ou leurs choix. Cependant, sa recherche ne se limite pas à l’étude des publics étudiants. Elle propose également de se questionner sur l’offre de formation elle-même en s’interrogeant sur les cursus implantés dans ces sites délocalisés. Elle cherche ainsi à comprendre comment se construit l’offre de formation sur ces territoires, en analysant les enjeux institutionnels et politiques autour de l’implantation de formations universitaires. L’objectif de sa recherche est d’explorer les liens entre les territoires, l’enseignement supérieur et les inégalités liées aux études.