Centre Nantais de Sociologie (UMR 6025 CENS)
Centre nantais de sociologie
Le CENS en quelques mots :
Il est dirigé par Romuald Bodin, professeur des universités en sociologie et codirigé par Mathilde Julla-Marcy, maîtresse de conférences en sociologie à l'UFR STAPS de Nantes Université.
À la une :
Coécrit par Gabrielle Rey, doctorante au CENS, cet ouvrage rencontre déjà beaucoup de succès et donne du baume au cœur. Une lecture à recommander autour de vous !
10h-12h : pour les non-titulaires 14h-16h : séance ouverte à toutes et tous Rendez-vous en salle du CENS (salle 237, bâtiment Nouveau Tertre, 2e étage)
Les trois épisodes du podcast CENS/IAE Economie et management autour des reconversions choisies sont en ligne ; ils mettent en lumière les travaux de Sophie Orange et de Laetitia Pihel, maîtresse de conférence au LEMNA et ont été conçus avec des étudiant.es de L3 sociologie et de M1 RH management.
Le CENS s’associe à la démarche de soutien de France Universités à Pinar Selek, sociologue et enseignante-chercheure turque, poursuivie en justice dans son pays, la Turquie. Le 7 février à Nice, en présence de Pinar Selek à l’Université Côte d’Azur, une table ronde sera organisée autour des libertés académiques.
Consultez sur notre site, dans la rubrique "Publication", "Autres publications", le document produit par Antoine Vion et Elise Roullaud avec le CNAJMJ et l'Observatoire des données économiques
Pour leur ouvrage "Sociologie des dirigeants des grandes entreprises" paru en 2024 aux éditions La Découverte. Le prix leur sera remis le 25 mars à 17h30 au ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique
Que cette nouvelle année soit remplie de nouveaux projets sociologiques et de débats et d'échanges passionnants. Retrouvez tous les événements à venir sur la page des manifestations du CENS !
Vous y trouverez tous les évènements des chercheur·ses du CENS pour pouvoir suivre leurs interventions, mais bien plus encore : des publications accessibles, mises en valeur pour avoir un aperçu de la recherche en sociologie telle qu’elle se fait au CENS ; des projets ouverts sur l’extérieur pour nous amener à réfléchir aux possibilités d’améliorations sociétales ; des contenus graphiques. Abonnez-vous !
Participation de Mathilde Julla-Marcy
Participation de Sylvain Dufraisse
Ouvrages récents :
Loin d'une histoire évènementielle scandée par des tournants politiques et animée par de " grands hommes ", dans laquelle le peuple est tour à tour héroïsé ou victimisé, Au jour le jour propose une immersion dans le quotidien de ces femmes et de ces hommes. Jeunes, vieux et vieilles, de la ville ou de la campagne, croyant.es ou non, en France de longue date ou nouvellement venu.es, en couple ou célibataires, libres ou enfermé.es dans des institutions, ces personnes ont en partage de fortes contraintes matérielles et symboliques. Mais cela ne résume pas tout : à l'échelle du quotidien, le privé souvent très politique des classes populaires se révèle bien plus riche, déployant à la fois une histoire du pouvoir et celle de son expérience. Les lecteurs et lectrices découvriront le feu des contestations collectives comme le plaisir de la pêche, le stigmate de la "pute" et la figure de la "daronne", les travaux d'aiguille, les enfants placé.es ou encore le rôle de l'eau dans les croyances rurales... Loin d'une histoire évènementielle animée par de "grands hommes" ou d'un récit dans lequel le peuple est tour à tour héroïsé ou victimisé, Au jour le jour propose une immersion dans le quotidien de ces femmes et de ces hommes, en portant une attention particulière à la manière dont le genre structure leurs vies. Cet ouvrage, écrit à douze mains, est le fruit du travail au long cours du groupe Genre et classes populaires, composé d'Anaïs Albert, Fanny Gallot, Anne Jusseaume, Eve Meuret-Campfort, Clyde Plumauzille et Mathilde Rossigneux-Méheust. Ce collectif fait dialoguer l'histoire et la sociologie, enseigne et fait de la recherche ensemble depuis 2010.
C’est l’histoire d’une enquête et d’une découverte étonnante. Malgré l’accumulation de travaux sur Mai 68, domine toujours une méconnaissance des contestations ouvrières ou populaires, de leur rôle dans la dynamique protestataire et des espérances et alliances qu’elles ont suscitées. C’est cet « autre Mai » que le Mai étudiant parisien, un Mai populaire, que l’on a étudié. L’ouvrage apporte ainsi des connaissances inédites sur ce printemps contestataire en s’inscrivant dans le renouvellement récent des approches - regarder loin de Paris, s’intéresser à des militants « ordinaires », s’appuyer sur des sources empiriques peu examinées. Une telle sociologie historique localisée qui a examiné plus précisément trois secteurs (des syndicats, des organisations gauchistes, des mouvements féministes) a obligé à prendre au sérieux la particularité du moment : un moment où ce sont les classes populaires qui combattent l’ordre dominant et suscitent l’enthousiasme, où l’enjeu est le droit de participer à la construction d’un monde désirable pour le plus grand nombre. Une question surgit alors : celle d’une autre généalogie du populisme, un populisme émancipateur, inclusif et égalitaire.
Les raffineries et les cimenteries tournent à plein régime, la bataille contre le changement climatique est au point mort et le green backlash atteint des sommets. Difficile d’imaginer que l’écologie puisse l’emporter. Ce portrait global ne dit pas tout. Partout en France, des territoires entrent en résistance. Des luttes locales sont menées afin de barrer la route à des projets écocidaires, et les victoires sont nombreuses depuis les années 1970. En faisant plier un industriel, une collectivité ou même l’État, des collectifs ont réussi à stopper la construction d’autoroutes, d’incinérateurs, de golfs ou encore de méga centres commerciaux. Autant de projets inutiles et destructeurs qui menacent nos territoires. Ces victoires sont trop souvent méconnues, passées sous silence ou oubliées. Il est temps de raconter cette histoire de luttes victorieuses : pour se remémorer et commémorer la combativité des militant·es, mais surtout pour mieux préparer celles de demain.
Pour accélérer le jugement des crimes et limiter la correctionnalisation de certaines procédures, la loi du 23 mars 2019 a mis en place à titre expérimental les cours criminelles jusqu’à leur généralisation en 2023. Sans jurés, composées de 5 magistrats professionnels, elles sont compétentes pour juger en premier ressort des crimes punis d’une peine allant jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle. Cette réforme du traitement judiciaire des crimes a suscité de nombreuses réflexions tant des praticiens que des universitaires issus de différentes disciplines : le droit pénal, le droit comparé, l’histoire du droit, la sociologie de la justice, l’ethnographie judiciaire. Les lectures disciplinaires de cette réforme interrogent différentes dimensions du procès criminel, allant de la place du juré populaire à la célérité de la justice, en passant par la spécialisation des juridictions pénales ou encore les droits de la défense et la place des victimes dans le procès pénal. L’objet de cet ouvrage est de restituer ces réflexions présentées lors d’un colloque organisé à la Faculté de droit et des sciences politiques de Nantes le 11 avril 2024.
Que fait le travail aux individus et quelles sont les variations de pratiques au sein d’un même métier ? En quoi certaines professions sont-elles perçues comme plus légitimes que d’autres ? Comment comprendre les trajectoires différenciées des individus au sein d’un espace professionnel ? Et que peut encore la sociologie pour penser la complexité des liens entre travail et hors-travail ? Par une approche inédite de la sociologie du travail et des professions adossée à la théorie sociale de Pierre Bourdieu, cet ouvrage ouvre des perspectives nouvelles. En réinscrivant les espaces professionnels au sein du macrocosme social, il permet de mieux comprendre les dynamiques de division, de consécration et de transformation qui les traversent.
Les armées entretiennent des liens étroits avec le monde de la science, ses instances et ses acteurs. Elles y investissent des moyens, mobilisent les scientifiques, les recrutent, leur passent des commandes, et financent leurs travaux. Les relations qui se tissent entre les armées et les sciences sociales n’ont cependant rien d’évident et la recherche conduite en réponse aux demandes des forces armées est souvent sujette à réserves, lorsque ce n’est pas à de vives critiques, au sein du monde académique. Au croisement des disciplines (sociologie, anthropologie, science politique et histoire), cet ouvrage propose d’interroger plus avant les conditions de production des savoirs de sciences sociales sur et dans les armées, en articulant l’histoire de ces conditions, les enjeux de positionnement et de posture des chercheuses et chercheurs au sein des forces, les connaissances susceptibles d’être ainsi produites, mais aussi les usages qui en sont fait par les militaires. Notre collègue Angeliki Drongiti, chercheuse associée au CENS, y a publié le chapitre intitulé : "Psychiatriser pour invisibiliser : le discours institutionnel sur le suicide des conscrits grecs".
Le monde du sport est souvent pensé sous l’angle de la spécialisation : il faut se consacrer à une discipline unique pour accroître son engagement, s’y entraîner et espérer y exceller. Pourtant, tous les sportifs ne se spécialisent pas dans une seule discipline. Les épreuves combinées en athlétisme et le pentathlon moderne relèvent de la pluridisciplinarité et de polyvalence lesquelles, loin d’être des caractéristiques individuelles intrinsèques, semblent plutôt l’expression d’une construction collective.
Que deviennent les étudiants de Sections de techniciens supérieurs (STS) dix ans après leur sortie de formation ? Leurs trajectoires scolaires et professionnelles donnent à voir des mobilités sociales discrètes qui éclairent la compréhension du rapport à l'école et à l'emploi des jeunes générations.
Ouvrage dirigé par Pierre Camus et Stéphane Guérard (maître de conférences en droit public, CERAPS)
Ouvrage collectif avec les contributions de Martin Manoury, Eve Meuret-Campfort, Sophie Orange et Tristan Poullaouec
Elsa Boulet et Ronald Guilloux (dir.)
Antoine Vion et François-Xavier Dudouet
François-Xavier Devetter, Annie Dussuet, Emmanuelle Puissant
Quelques chiffres clés :
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43Enseignant·es-Chercheur·es (dont 4 chargé·es de recherche CNRS)
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30Doctorant·es
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19Associé·es